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Presse - L'Espérance, courrier de Nancy - 1887
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1er janvier 1887
Montreux. - Le brasseur Klein, 56 ans, de Sarrebourg, vient d'être arrêté pour vagabondage et escroquerie de consommations chez M. Martin, aubergiste, qu'il a frustré de plus de 68 fr.


12 janvier 1887
Badonviller. - Une lettre de, M.. Masson, débitant aux Carrières de Badonviller, a dénoncé à la gendarmerie de Blâmont des faits d'escroqueries, tant à son préjudice qu'à celui de M. Cidelle, aubergiste à Badonviller, de la part d'un sieur G..., actuellement domestique chez M. Gonand, aubergiste à Blâmont.
Ledit G... a été arrêté en flagrant délit, et conduit, à Lunéville, devant le procureur de la République, qui l'a fait écrouer.


15 janvier 1887
Blâmont. - M. Hennequin, s'étant livré à la chasse aux corbeaux à l'entrée de la ville, par un temps de neige; a été aperçu parles gendarmes,, qui ont constaté le délit de chasse.
Au moins, n'est-ce pas un cas pendable.

Repaix. - Le domestique Michel, sujet prussien, en fuite, a volé la somme de 20 francs et des effets pour 45 francs, à MM. Lambert, cultivateur, Michaut, journalier, et Grandfort, préposé des douanes.

Vaucourt. - Le domestique Vaucourt, se trouvant en état d'ivresse, s'est tué en tombant du grenier, chez M. Duquenois, maire de la commune. Cette chute lui a enfoncé le crâne et brisé la poitrine.


20 janvier 1887
Blâmont. - Un incendie a éclaté chez M. Schoeb, aubergiste et boulanger. Aussitôt combattu, le sinistre n'a causé que pour 100 fr. de dégâts, tant au plancher qu'à la chaudière de la boulangerie.


23 janvier 1887
Une enquête nécessaire. - On écrit de Leintrey à la Meurthe :
« Dans le cours de 1886, quatre personnes habitant la même maison, sont décédées à un court espace de temps l'une de l'autre.
» D'abord une femme, puis son mari, ensuite deux frères habitant avec les premiers. L'opinion s'est émue de ces morts rapprochées, la justice vient d'ouvrir une enquête. »


27 janvier 1887
Blâmont. -" Un incendie a éclaté dans un hangar de M. Marchal, cultivateur, et a causé pour 730 fr. de dommages dans les récoltes et dans l'immeuble. Ce hangar est à 600 mètres de Blâmont, sur le chemin d'Autrepierre. La cause de ce sinistre est inconnue.


8 février 1887
Blâmont. - Un domestique allemand, nommé Hommel, vient d'être arrêté pour avoir volé chez M. Colin, cultivateur, des lapins qu'il est allé vendre à divers particuliers. Il parcourait la banlieue, se rendant d'auberge en auberge ; et c'est à Ancerviller, à l'auberge Colin, qu'on l'a arrêté finalement.


20 février 1887
Parux. - Un aubergiste de Montreux, étant pris de boisson, s'est rendu coupable d'un attentat sur une personne honorable de la localité, qui a porté plainte.


2 mars 1887
Incendies.
On écrit d'Igney-Avricourt, au Courrier :
“ Dimanche, le feu s'est déclaré, à 6 heures du soir, dans une maison, dite Chiquerie, appartenant à M. Brullard, habitant rue Gilbert, no 3, à Nancy.
» Cette maison était habitée par sept ménages ; tous employés au chemin de fer.
» Elle était isolée et, par conséquent, il n'y avait aucun danger à la laisser brûler. Les pompes de Deutsch-Avricourt, de la gare d'Igney -Avricourt et celle du village d'Igney, qui étaient arrivées sur les lieux, n'ont pu fournir tous les secours nécessaires, car l'eau faisait défaut.
» A neuf heures, la maison était en cendres, mais néanmoins un certain nombre de pompiers restaient sur les lieux. Aucun accident de personne. Les pertes sont inconnues.


9 mars 1887
Faillite Mézières. - On écrit de Deutsch-Avricourt, le 3 mars, au Lorrain :
« Hier, vendredi, ont été vendues, à Blâmont, différentes valeurs ayant appartenu à M. Mézière, ex-banquier. Vos lecteurs vous sauront gré de leur donner un aperçu du prix donné pour quelques-unes de ces valeurs.
10 actions du chemin de fer de Cirey-Blâmont-Avricourt, émises à 500 francs, ont été adjugées à 710 francs les premières, et 720 francs les cinq dernières. - Ajoutez à cette somme cinq pour cent net de tous frais.
13 actions de la Société la verrerie de Vallérysthal, émises à 1,000 fr. jadis, ont été achetées par lots à 2,000. 2,100, et 2,200 fr. par M. Hinzelin, rédacteur et, directeur du journal l'Impartial, de Nancy.
45 actions de la Compagnie d'assurances « Rhin-et-Moselle » ont été vendues à 260 fr. l'action. L'acheteur serait, dit-on, le directeur lui-même ou tout au moins l'administration de la dite Compagnie... »
Les actions de la filature de Blainville ont été achetées 400 fr.
« Les créanciers de la faillite ont donc tout lieu de se réjouir, leurs affaires vont bien relativement.
« Huit jours auparavant, on a vendu les immeubles du notaire Thouvenel : l'un a été acheté à poids d'or, par un commerçant de la localité ; l'autre, le plus important, c'est-à-dire la maison d'habitation, est échu à M. le docteur Henriot.
« Le même jour ont été mises en vente différentes propriétés appartenant à Mme Mézière, mais hypothéquées par le notaire, pour se couvrir d'une somme de 60,000 fr. prêtée à M. Mézière avec l'échange de la signature de sa femme. Aucune des propriétés n'a été adjugée, les mises à prix étant trop élevées. »
Le correspondant du Lorrain ajoute qu'il est toujours question d'attaquer M. B..., le fondé de pouvoirs de la banque de Blâmont, et qu'un dividende va être distribué, fin mars aux créanciers de la banque de Sarrebourg et de celle de Blâmont.
Il pense que l'on retirera de 30 à 40 pour cent, et termine ainsi :
« La continuation de la vente Mézière, mobilier et immeubles, doit avoir lieu incessamment, mais les bruits de guerre n'encourageront pas beaucoup les acheteurs. Espérons que d'ici là le temps sera revenu au calme plat. Il y a déjà eu assez de calamités dans le pays. Dieu veuille nous épargner encore celle-là !»


11 mars 1887
M. l'abbé Gonant.
Né à Frémonville, après avoir fait ses études littéraires au Petit-Séminaire de Pont-à-Mousson, et ses études théologiques au Grand-
Séminaire de Nancy, M. l'abbé Gonant suivit, en 1858, en Amérique, Mgr Junker, premier évêque d'Alton, aux Illinois. « Après 29 ans
de travaux apostoliques, nous écrit-on de Bunker-Hill, à la date du 21 février, maintenant que, vu le nombre des prêtres parmi
nous, sa présence est devenue moins nécessaire, ses regards se sont naturellement reportés vers cette chère Lorraine qu'il a toujours tant aimée... »
M. l'abbé Gonant est, en effet, en route, pour revenir dans son pays natal. Peut-être même y est-il déjà revenu. Mais il n'a pas quitté sa paroisse de Chebanse (Illinois), sans recevoir de ses confrères et, surtout, de ses paroissiens, de précieuses preuves d'affection et de reconnaissance.
Le 5 février, en effet, une touchante soirée d'adieux avait été organisée au presbytère. Les paroissiens avaient voulu remercier le
prêtre qui allait les quitter, des fruits abondants de son ministère de plus de 14 ans au milieu d'eux, et lui en donner un témoignage
tangible. M. l'abbé O'Reilly, au nom de l'assistance, a présenté au respectable pasteur une belle montre et chaîne en or avec un album
contenant le nom des donateurs. « Voilà, dit l'orateur, voilà une montre que vous offrent vos bien-aimés paroissiens. Recevez là en témoignage de leur reconnaissance pour la Watch(mot anglais signifiant en même temps une montre et une garde) que vous avez, pendant longtemps gardé sur eux si fidèlement et si heureusement. Ils regrettent de vous perdre sitôt, mais sachant que le motif qui vous renvoie en France n'est autre que l'amour de la patrie, l'amour du « home », l'amour le plus noble et le plus naturel après l'amour de Dieu, ils n'osent vous solliciter de changer votre résolution. »
En quelques mots, le digne curé remercia ces bonnes gens de leur témoignage d'estime et d'affection et surtout des années de paix, de tranquillité et de consolation qu'il avait passées parmi eux. « J'aime la paix, dit-il, mais cette paix dont j'ai jouie est due plus à vous qu'à moi, car je vous ai toujours trouvés pleins de bonne volonté et vous le savez aussi bien que moi, c'est aux hommes de bonne volonté que les anges ont annoncé et apporté la paix. Merci, merci. Cette montre ne me quittera qu'à la mort. »
« Quand minuit fut sonné, ajoute le Courrier de l'Illinois, la foule se dispersa, heureuse d'avoir rempli dignement un devoir de reconnaissance, vertu si rare parmi les hommes et encore plus rare parmi les paroisses. Le plus qu'heureux curé regarda la foule s'écouler, content, lui aussi, de ce que son ministère de 14 ans dans la paroisse de Sainte-Marie et Joseph, à Chebanse, n'avait pas été | en vain.


15 mars 1887
Igney. - La dame Bouvard, aubergiste, a porté plainte d'une escroquerie commise chez elle par les sieurs Biaise et Brice, ramoneurs à Badonvillers qui sont partis sans payer leurs consommations faites dans son auberge. Ces ramoneurs n'étaient pas sans argent ; car ils avaient nettoyé beaucoup de cheminées dans la localité.


20 mars 1887
On écrit de Blâmont à la Meurthe :
« La clôture de la retraite prêchée à Blâmont par les RR. PP. Georges et Mathieu, a eu lieu mercredi soir, 16 du courant. Une nombreuse assemblée de fidèles y assistaient.
« Le R. P. Georges, dans un éloquent sermon, a retracé lés encourageants conseils que lui et son confrère avaient donnés à leurs auditeurs pendant leur mission ; il les a engagés à persévérer à se conduire en créatures raisonnables conformément au but que Dieu leur a assigné. Il a su les convaincre que la pratique des devoirs religieux est moins pénible qu'on ne se le figure, qu'elle procure une délicieuse satisfaction bien contraire à celle que font éprouver les sentiments d'incrédulité qui y sont en opposition.
» M. le curé-doyen de Blâmont, dans une chaleureuse improvisation, a remercié les Pères de leurs travaux pendant les trois semaines qu'ils ont passées parmi nous ; il a constaté que leurs prédications édifiantes avaient contribué à ramener à la pratique des devoirs à rendre au Créateur et à la société, bon nombre de ceux qui les avaient négligés depuis plusieurs années. »


27 mars 1887
On écrit de Dieuze, le 24 mars, au Lorrain:
« J'apprends à l'instant que la vente des immeubles de M. Mézière est fixée au Vendredi-Saint, 8 avril, à Lunéville. Voulez-vous, M. le rédacteur, me donner l'hospitalité dans votre honorable journal pour protester contre le choix de ce jour? La piété des peuples, à défaut de la loi, avait placé le Vendredi-Saint au rang des jours fériés, et c'est le Vendre-Saint qu'on va choisir pour une vente dont l'importance n'échappe à per sonne ! Combien de gens de Blâmont ou d'ailleurs se dérangeront ce jour-là pour aller à Lunéville? Il sera facile alors à un spéculateur de tout acheter et de faire son beurre, au détriment des créanciers. Est-ce là le but que l'on veut atteindre? Pour peu que les choses continuent ainsi, j'en arriverai à partager l'avis de votre correspondant de Sarrebourg, et à regretter que les intéressés n'aient pas laissé M. Mézière à la tête de sa liquidation. Après tout, son intention n'était pas de nous voler ; il ne se sentait même pas gravement coupable, puisqu'il n'a pas, comme tant d'autres, mis une frontière entre lui et nous. Nous aurions perdu sans doute, puisqu'il a fait lui-même des pertes très considérables ; mais je crois que nous aurions perdu beaucoup moins. - Merci, M. le rédacteur, et veuillent vos confrères en rédaction qui me liront, reproduire aussi ma protestation. C'est l'intérêt de tous les créanciers.
Un créancier.

Herbéviller. - Un chien noir, de forte taille, supposé hydrophobe, a traversé les communes de Saint-Martin et Herbéviller, où il a mordu plusieurs animaux.
Il a ensuite totalement dérobé sa piste.


1er avril 1887
Verdenal. - Le sieur Marchal, 60 ans, mendiant infirme, domicilié à Richeval, est mort, subitement près d'une haie, le long du chemin de Verdenal à Blâmont.


3 avril 1887
Blâmont. - Un inconnu a arraché et enlevé 6 arbres fruitiers, valant 30 fr., dans le jardin de M. Ducret, propriétaire. Le voleur a aussi essayé d'en -arracher d'autres, qui étaient plantés depuis 7 ou 8 ans ; mais il n'a pu y parvenir.


8 avril 1887
Par ordonnance de Monsieur le Juge-Commissaire, la vente des immeubles dépendant de la faillite. Edouard-Gorius Mézière, ex-banquier à Blâmont, annoncée pour le vendredi 8 avril, est reportée au 29, même mois, neuf heures du matin


30 avril 1887
Nécrologie
Nous recommandons aux prières de nos lecteurs, l'âmé de M. l'abbé F. Gérard, pieusement décédé à Barbas, le 22 avril, à l'âge de 82 ans.
Né à Barbas en 1805, ordonné prêtre en 1830, M. Gérard fut successivement curé de Laitre-sous-Amance, de Nonhigny et de Domèvre-sur-Vezouze. Depuis l'année 1874, il vivait dans la retraite à Barbas, où il ne cessa jamais d'édifier ses compatriotes par sa piété, sa douceur et sa bonté.
M. Gérard était membre de l'association de prières pour les prêtres défunts.


3 mai 1887
Bienfaisance. - Mme Aubry, décédée à Domêvre-sur-Vezouze le 9 avril dernier, a légué par testament :
1° Au bureau de bienfaisance de Blâmont, une propriété d'un revenu d'environ 300 fr. à distribuer aux nécessiteux ;
2° A la fabrique de l'église de Blâmont, une autre propriété d'un revenu à peu près égal, pour être employé à des services religieux, à entretenir son monument funéraire au cimetière de Blâmont où elle est inhumée, et à d'autres bonnes oeuvres.

Leintrey. - La demoiselle Baret, brodeuse, a porté plainte contre le sieur François, cultivateur, qui l'a souffletée, mordue à la main, frappée du pied, et assaillie de pierre, parce qu'elle refusait de lui laisser prendre une jeune oie, dont il s'adjugeait indûment la propriété.


7 mai 1887
Nécrologie. - Né à Ogéviller le 25 décembre 1818, ordonné prêtre en 1845 M. Galland, dont nous avons annoncé la mort, fut successivement vicaire à Saint-Quirin, curé à Lafrimbole, à Nonhigny et au Val-de-Bon-Moutier. Sa santé l'obligea l'année dernière à abandonner cette dernière paroisse, qu'il avait administrée pendant 25 ans. Il se retira à Bon-Secours où il est mort dimanche dernier. Ses funérailles ont eu lieu mardi. Ses anciens paroissiens ont demandé que son corps fût transporté au milieu d'eux. Leur voeu sera satisfait, et ils pourront bientôt prier sur la
tombe de celui qui leur a fait tant de bien pendant sa vie.


11 mai 1887
Le jeune Emile Laurent, âgé de 24 ans, était allé, le 17 avril dernier, se promener avec quelques camarades à Saint-Martin et à Herbéviller. A la sortie de Domèvre, vers 9 heures du soir, les amis de Laurent le laissèrent en arrière. Celui-ci, qui était à cheval, fit une chute inexplicable et fut projeté sur la route où il resta une à deux heures sans connaissance. Revenu à lui par suite de la fraîcheur, il put remonter sur son cheval qui
était resté, sur les lieux, et revint à Blâmont.
Une blessure qu'il avait à la tête ne lui paraissait pas grave, mais dès le 19 une forte fièvre produisant le délire se déclara. Après des alternatives de mieux, il expirait hier au grand désespoir de ses parents.


25 mai 1887
Mignéville. - M. Belgrand, buraliste, a porté plainte contre un domestique qui lui a volé un paquet de tabac et une somme de 26 fr.


28 mai 1887
Xousse. - Le sieur Corbeil, domestique, a eu la cuisse gauche, fracturée sous la roue d'un véhicule qu'il ramenait de Lunéville, et sous lequel il est tombé par accident. Il a reçu les soins de M. Curin, médecin à Lagarde.


8 juin 1887
Blâmont. - Le sieur Fix, 68 ans, propriétaire, a disparu depuis le 4 juin. On le croit tombé dans la rivière la Voise, au pont du Czar, sur le chemin d'Autrepierre à Blâmont.


10 juin 1887
On signale, comme anormal et dangereux, le fait que le train d'Avricourt à Cirey est resté trois fois en détresse dans, l'espace de quelques semaines, par suite de rupture à la machine.
Le train de la république subit encore plus souvent de ces accidents !

Faillite Mézière. - Une lettre, adressée de Deutsch-Avricourt au Lorrain, en annonçant que la vente des immeubles de M. Mézière est fixée au 10 juin, à la barre du tribunal de Lunéville, sur nouvelle baisse de mise à prix et même à tout prix, annonce, en même temps que M. Mézière a été gracié, et est sorti de prison depuis le 5 juin.
Ce correspondant du Lorrain, qui est aussi un créancier de M. Mézière, plaide pour qu'un concordat soit accordé à son débiteur qui est prêt à se dévouer pour ses créanciers ».
« Que risquerons-nous ? » demande-t-il en finissant.
En effet, on ne risque rien, puisque M. Mézière serait contrôlé et surveillé par ses deux syndics.

Emploi vacant. - Le départ de M. le docteur Sesselmann pour l'Algérie laisse vacant l'emploi de médecin officiel pour la circonscription d'Ogéviller.
Avis aux amateurs du poste.


11 juin 1887
Le 4 courant, le sieur Jean Guise s'est pendu en son domicile à Avricourt. Guise était veuf et laisse quatre enfants. On ignore le motif du suicide.


12 juin 1887
Blâmont. - M. Fix, propriétaire, avait disparu depuis le 4 juin, et on présumait qu'il était accidentellement tombe dans la Voise, en amont de- la forge. Effectivement, son cadavre a été aperçu et retiré de l'eau par M. Limont, directeur de la forge. Il a été reconnu par son neveu, M. Poucher, cafetier à Blâmont.


18 juin 1887
Blémerey. - Un incendie a éclaté chez M. Carrier, aubergiste. Le feu s'est communiqué par la cuisine à un placard, où il a brûlé pour 80 fr. de linge.

Près de l'écluse 7, à Avricourt, un batelier de la Prusse rhénane et son fils étaient occupés sur leur bateau. Tout à coup ce dernier, un jeune homme de vingt-cinq ans, est entré à l'intérieur du bateau et s'est fait sauter la cervelle.

Reillon. - La jeune Madeleine Bonhomme, âgée de 22 mois, fille d'un cultivateur, est accidentellement tombée dans un cuveau d'eau où elle s'est noyée.


28 juin 1887
Xousse. - M. Cosson, maire de la commune, a porté plainte contre un horloger ambulant, qui a détruit un acacia presque séculaire, ombrageant le crucifix du Calvaire situé à 400 mètres du village.
L'horloger a commis ce méfait, en voulant prendre un essaim ou son miel, qui se trouvait dans ledit acacia, auquel il a mis le feu. L'arbre est tombé sous les flammes. La commune est indignée de sa perte ; car on tenait beaucoup à cet arbre, à cause de son antiquité et de sa destination particulière.


21 juin 1887
85 membres du, Comice de Lunéville ont participé aux distributions gratuites d'engrais chimiques qui ont eu lieu à Lunéville, Blâmont et. Baccarat. Le Comice, désirant augmenter ces distributions, qui permettent mieux que tous- les discours de se rendre compte de l'efficacité des engrais chimiques, judicieusement appliqués, a inscrit à son budget une somme de 200 fr., soit 100 fr. de plus que les années précédentes, qui sera insuffisante.


17 juillet 1887
Battigny. - Le sieur Grivel, âgé de 25 ans, né à Verdenal, domestique, en fuite, est inculpé d'avoir volé une somme de 50 à 60 fr. à son patron, M. Jeançon, cultivateur, afin de se rendre à Nancy pour la fête nationale.


30 juillet 1887
Blâmont. - Le sieur Humbert. 67 ans, de Remoncourt, s'est pendu à une poutre de sa chambre à coucher, chez M. Malo, aubergiste. Il avait furtivement quitté sa famille, depuis quatre jours. On a trouvé sur lui la somme de 2,346 fr. Il s'adonnait depuis plusieurs mois à la boisson, et il nourrissait depuis quelque temps des idées noires. A Blâmont, il avait vendu son bien à M. Vormus. Il appartient à une très bonne famille de Remoncourt, et son suicidé provient d'un dérangement du cerveau.


3 août 1887
Buriville. - Le jeune Pertusot, âgé de 15 ans, qui s'était rendu avec son cousin Galland aux champs Potier, près de la forêt de Mondon, pour y tirer sur les sangliers, au moyen d'un pistolet, s'est imprudemment blessé dans une décharge de cette arme. Il a eu le pouce gauche emporté, et la main tout ensanglantée. Le docteur Vannel, de Réclonville, lui a fait les pansements nécessaires.

Herbéviller. - Un inconnu, âgé de 30 à 35 ans, a volé chez Mlle Lapointe 4 draps de lit, un porte-monnaie et d'autres objets divers particuliers.


5 août 1887
Avricourt. - Le 30 juillet dernier, la police de Deutsch-Avricourt a rencontré, non loin de la route de France, un homme conduisant une voiture attelée d'un cheval. Les agents de police n'ont pas tardé à constater que cet individu était originaire de Toul, que la maison qu'il possédait dans cette ville et tous ses meubles avaient été saisis et qu'il
avait passé la frontière allemande en faisant maint détour pour ne pas être obligé de faire sa déclaration à la douane. Notre homme a été obligé de déposer 90 m. et a été conduit à la prison cantonale de Lorquin.


9 août 1887
Emberménil. - La maison Winsback, d'origine allemande, récemment frappée d'un arrêté d'expulsion, vient d'obtenir une mitigation dans les rigueurs que certains motifs graves ont attirées sur elle.
Par un sentiment d'humanité et de générosité qu'approuveront tous les vrais patriotes, M. le préfet Schnerb a offert. Spontanément aux industriels étrangers un sursis de trois mois, pour leur permettre d'utiliser ou vendre favorablement certaines marchandises, dont leur brusque départ aurait entraîné la perte.
Il faut espérer qu'un pareil exemple sera imité à l'étranger envers nos compatriotes, et que l'autorité ne sévira jamais à leur sujet, qu'en y apportant tous les ménagements que dictent l'équité et l'humanité.


10 août 1887
Emberménil. - La maison, Weisbach, dont nous avons hier inexactement transcrit le nom, est une manufacture de jouets analogue à celle de Marainviller. Son directeur est un sujet allemand, établi à Emberménil depuis 1881. Il occupe une centaine d'ouvriers, tous allemands, par lesquels il fait fabriquer spécialement des poupées.


12 août 1887
[...] Déjà les rapports sont tendus, moins entre les gouvernements de Paris et de Berlin, qu'entre les deux peuples. Il se fait chez nous une campagne, très licite, contre les marchandises et les ouvriers allemands. On a successivement ordonné la fermeture de deux établissements, à Marainviller et à Emberménil, dirigés par des Allemands et exclusivement occupés par des ouvriers de la même nationalité.
La mesure était légale ; mais il eût mieux valu ne point permettre l'ouverture de ces fabriques. Autre chose est d'interdire d'ouvrir une usine, autre chose, de la fermer quand on l'a laissé s'ouvrir et fonctionner.
Aussi la réponse des Allemands ne s'est pas fait attendre : 20 ménages d'employés de la ligne de l'Est, - en tout une centaine de personnes, domiciliés à Avricourt, viennent d'être expulsés et réduits à se caser à Igney, Emberménil, ou même à Lunéville.

Nonhigny. - Un inconnu a volé à Mme Gérard, cabaretière, un porte-monnaie contenant 50 fr.

Montreux. - Un inconnu a volé à M. Martin, cultivateur et aubergiste, sa montre d'argent et la chaîne dont ladite montre était
munie.


13 août 1887
Nous avons brièvement annoncé, l'autre jour, la mort de M. le chanoine Bastien, pieusement décédé, le 5 août, à Saint-Nicolas-de-Port, dans sa 82e année.
M. Bastien est né à Blâmont en 1806, d'une très honorable famille qui depuis vint habiter Saint-Nicolas.
Aussitôt après son ordination, en 1830, dit la Semaine, il fut nommé curé de Réméréville. En 1840, il fut appelé à Fléville où il exerça le saint ministère jusqu'en 1863, époque à laquelle il se retira à Saint-Nicolas-de-Port, où il vient de mourir après une longue et douloureuse maladie.
M. le chanoine Bastien dont la vie s'est paisiblement et religieusement écoulée dans de modestes paroisses, et dans une douce retraite, n'était point un prêtre d'une valeur [ordinaire.
Tous ceux qui ont eu l'avantage de le connaître ont pu apprécier la réserve et le tact peu commun qu'il montra dans ses relations, le zèle, l'intelligence pratique, la sollicitude dont il donna tant de. preuves dans les postes qui lui furent confiés ; ils ont surtout admiré la finesse et l'étendue de son esprit, la délicatesse et la bonté de son coeur.
M. Bastien était un érudit et un savant.


14 août 1887
Amenoncourt. - M. Gérard, 76 ans, est mort subitement dans les champs, aux Rognettes, en transportant sur une brouette des gerbes d'orge.


16 août 1887
Les expulsés d'Avricourt. - L‘autorité allemande a accordé un mois aux célibataires et trois mois aux employés mariés. D'ici là, il est probable que la compagnie des chemins de fer français les transportera tous les jours à Lunéville, où ils pourront établir leur domicile.


17 août 1887
Domjevin. - Un inconnu, étranger au village, a volé un porte-monnaie, contenant 10 fr. à M.- Bertrand, dont il a fracturé l'armoire dans une chambre du rez-de-chaussée. Ce rôdeur a été vu par M. Munier, vannier, voisin de M. Bertrand.

Vého. - M. Clasquin, 70 ans, propriétaire, à été trouvé mort dans les champs, à la suite d'une attaque d'apoplexie.


16 septembre 1887
Pexonne. - Le sieur Hachon, journalier, originaire de Nonhigny, a été arrêté pour outrages envers la gendarmerie dans l'exercice de ses fonctions. Ledit Hachon, d'ailleurs, est inculpé d'un délit d'escroquerie.


28 septembre 1887
Blâmont. - Un délit de chasse est relevé contre M. Joly, régisseur, pour avoir chassé sans autorisation, aux Marmottes, dans un terrain clos de M. Schoeb, aubergiste, qui a porté plainte à ce sujet.


18 octobre 1887
Blâmont. - M. Moitrier, cafetier, est accidentellement tombé dans sa cave, et s'est fracturé une côte.


22 octobre 1887
Blâmant. - La dame Louviot a été blessée par son mari qui l'a frappée à coup de couteau, dans un bal de fête, à Verdenal. Le maire de Verdenal a informé la gendarmerie de cette agression.


29 octobre 1887
Domjevin. - Un incendie s'est déclaré dans la maison de M. Lerat, manoeuvre, et a causé pour 8,450 fr. de pertes.


4 novembre 1887
Fabrique d'Emberménil. - On se souvient qu'à la suite d'un arrêté pris par M. Schnerb, préfet de Meurthe-et-Moselle, la fabriqué dé poupées d'Emberménil avait dû être fermée. A la suite d'une demande de sursis adressée par les propriétaires de cette fabrique au ministre de l'intérieur, une prolongation de séjour leur avait été accordée pour terminer les travaux commencés et écouler les marchandises.
Cette prolongation expire le 8 novembre courant, date à laquelle la fabrique de poupées d'Embrrménil devra définitivement être fermée.


6 novembre 1887
Blémerey. - On a volé pour 14 fr. d'objets divers, pendant la nuit, à M. Michel, marchand ambulant, qui s'était installé près de l'auberge Marcel, avec sa voiture de marchandises. Auteur inconnu.


18 novembre 1887
Le chef de train Dognon a trouvé, près de la gare de Blâmont, un porte-monnaie contenant 10 fr. 25 et un coupon de retour, 3e classe, de Blâmont à Nancy, qui a été restitué au propriétaire.


2 décembre 1887
Chemin de fer d'Avricourt à Blâmont. - L'Officiel publie le décret approuvant le traité passé, les 16 et 24 juin 1886, entre la compagnie des chemins de fer de l'Est et la compagnie du chemin de fer d'intérêt local d'Avricourt à Blâmont et à Cirey, pour l'exploitation de ce chemin par la compagnie de l'Est.


6 décembre 1887
La fabrique d'Emberménil. - On lit dans le Journal de Lunéville :
« On nous dit que la Douane aurait fait une perquisition et une saisie à Emberménil.
» On travaillait, paraît-il, encore à la fabrication allemande de poupées. »


11 décembre 1887
Nécrologie. - Nous avons le regret d'apprendre, à l'instant, la mort de M. l'abbé Démangé, curé de Frémonville, depuis 1864.
Il faisait partie de l'association des prières.


29 décembre 1887
Herbéviller. - Le sieur Jacquot, mendiant, 73 ans. de Fontenoy-la Joûte, est mort subitement, dans l'écurie des chevaux de M. Toulon, cultivateur. Ce malheureux était rempli de vermines, et on l'avait charitablement couché, sur de la paille, en lui prodiguant tous les soins.

 

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