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Documents sur Blâmont (54) et le Blâmontois

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Journal - La Presse du jour

 

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Presse - L'Espérance, courrier de Nancy - 1859
 
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31 janvier 1859
Christophe Dolot, âgé de 28 ans, soldat revenu de Crimée, avec une blessure au bras droit pour laquelle il recevait une pension de 600 fr., exerçait à Blâmont les fonctions de facteur rural ; il était très-estimé de ses chefs. Ces jours derniers, il suivait un sentier qui longe la Vezouze, sur le territoire d'Herbéviller ; un accident dû aux circonstances atmosphériques le fit tomber dans la rivière, et, comme il ne pouvait se servir de son bras mutilé, il lutta pendant près de deux heures contre la mort. Ses cris d'appel furent entendus, cependant, à 600 mètres de distance par des ouvriers qui travaillaient dans la forêt ; ils attirèrent également l'attention d'un cultivateur occupé à bêcher dans une autre direction. Mais la rivière étant, à cet endroit, très-encaissée, il fut impossible de distinguer d'où parlaient les cris. Le lendemain seulement on a retrouvé le cadavre du malheureux Dolot, qui laisse une femme sur le point de devenir mère.
 

27 avril 1859
Sur la demande de Monseigneur l'Evêque de Nancy et de Toul, S. M. l'Impératrice a bien voulu accorder à l'église de Blâmont une fort belle chappe en drap d'or, relevée par une élégante broderie.


3 mai 1859
Un cultivateur de Frémonvillle avait chargé son fils, âgé de treize ans, de conduire dans des champs de trèfle et d'avoine deux chevaux attelés à un rouleau. Ces champs étant situés a la sortie du village de Tanconville, l'enfant rencontra un de ses camarades, François Chazel, qui revenait de cette commune, et qui attendit que le travail du premier fût terminé, pour monter avec lui sur une sorte de siège posé sur |e rouleau. Bientôt, en effet, les chevaux partirent, dirigés par les deux enfants.
Entre Cirey et Frémonvilie, un autre jeune homme leur demanda la permission de voyager avec eux. François Chazel se rangea pour lui faire place, mais, ayant glissé, il tomba en avant. Comme les chevaux n'avaient pas discontinué leur marche, ils ne purent être arrêtés assez vite, et le véhicule passa sur le corps du malheureux enfant, dont la mort a été presqu'instantanée.


26 juin 1859
M. le maire de Xousse nous prie d'insérer la note suivante : Catherine-Agnès Didier, aliénée, fille de Laurent Didier, cultivateur à Vaucourt, canton de Blâmont (Meurthe), a quitté le domicile paternel le 5 de ce mois. Toutes les recherches faites jusqu'alors pour la découvrir ont été infructueuses.
Signalement : Agée de 43 ans, taille moyenne, ayant une épaule plus haute que l'autre, cheveux châtains. Vêlements : Cornette blanche brodée, mouchoir de cou de perse, camisole d'indienne, fond blanc parsemé de Heurs grisâtres, jupon en laine et colon, rayé rouge et bleu, tablier de tisserand, bleu et demi-bleu. Prière aux personnes qui la rencontreront, d'en donner avis à ses parents.

29 août 1859
On nous annonce la mort du sieur Joseph Thirion, âgé de 54 ans, propriétaire à Nonhigny. C'était un vieux garçon, qui, après avoir dissipé un patrimoine assez considérable, s'était vu réduit a une profonde misère, de laquelle il avait été soudainement tiré par la mort de sa sœur, qui lui a laissé un héritage de près de 20,000 fr. Depuis quelque temps déjà, il était en train de dissiper cette petite fortune dans des orgies
continuelles, el il l'avait ébréchée de plus des deux tiers, lorsqu'un accident, dû a l'ivresse, vint brusquement terminer ses jours. C'était un dimanche, et il se disposait a partir pour la fête de Chenevières. Des ouvriers qui étaient venus pour traverser son vin, et avec lesquels il avait voulu boire, le trouvèrent tellement ivre, qu'ils eurent l'idée de le coucher tout habillé ; après avoir fermé la porte de la rue, ils jetèrent par les persiennes la clé dans la chambre. Plusieurs jours se passèrent, et un maréchal-ferrant, qui venait chez Thirion, ayant vu avec surprise toutes les portes fermées, regarda par la fenêtre de la cuisine, et aperçut le corps de ce malheureux qui gisait sur le seuil de la porte, au bas d'un escalier. L'autorité fut prévenue, un serrurier fut appelé, et l'on pénétra dans la maison. Le cadavre était dans un état de putréfaction très avancée ; deux poulets sur le point de mourir d'inanition lui becquetaient les yeux et les lèvres. Il était, d'ailleurs, tellement défiguré et bouffi, qu'il était méconnaissable. (Moniteur de la Meurthe.)

 

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