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4 février 1894
Vol à Vého. - Dimanche dernier, à leur rentrée de la messe, les
époux Liotté, propriétaires à Vého, s'apercevaient qu'un vol
venait d'être commis à leur préjudice.
Une somme de 200 fr., renfermée dans un tiroir, avait disparu.
Les soupçons se portèrent aussitôt sur le nommé Charles Lhôte,
âgé de 17 ans, domestique chez Mme Gérardin, propriétaire au
même lieu.
Le signalement de cet individu fut envoyé à la gare d'Emberménil,
et, quelques instants après, au moment de l'arrivée du train
d'une heure neuf minutes, à la gare d'Igney-Avricourt, les
gendarmes remarquaient un voyageur, dont le signalement
correspondait à celui qui venait de leur être transmis par la
gare d'Emberménil. Ils l'interpellèrent aussitôt.
Le voyageur déclara qu'il se nommait Charles Lhôte, domestique à
Vého. Il avoua être l'auteur du vol commis au préjudice des
époux Liotté.
Il s'était introduit dans la maison Liotté, où il s'était caché
dans un cabinet jusqu'au moment où les habitants s'étaient
rendus à la messe. Resté seul, il fouilla les meubles et y
déroba 200 fr. qu'il gaspilla avec plusieurs autres individus.
Lhôte a été mis à la disposition du parquet de Lunéville.
7 mars 1894
Suicide d'un jeune homme. - On a retrouvé dans la Vezouze le
cadavre de M. Carrier, de Domjevin, âgé de 24 ans, qui avait
disparu il y a environ six semaines.
Le suicide de ce jeune homme est attribué à des chagrins de
coeur.
21 mars 1894
Avricourt. - Une grande maison de Reims vient de louer de ce
côté ci de la frontière les caves et logements d'un ex-marchand
de vin en gros, pour un dépôt de fûts de « Vin de Champagne. »
La mise en bouteilles se ferait ici afin d'éviter l'impôt énorme
sur les vins en bouteilles et ne payer que celui des vins en
fûts, de beaucoup moindre.
24 avril 1894
Blâmont. - Il paraît, dit un de nos confrères, que la
taillanderie connue sous la raison sociale : Les fils de Mme
Batelot, va cesser tout travail à brève échéance. Les
propriétaires, dont M. d'Hausen, ont décidé qu'en l'état actuel,
à moins de transformation de l'outillage, les bénéfices seraient
trop minimes.
Les ouvriers seront donc congédiés les uns après les autres.
13 mai 1894
Reclonville. - Un incendie, dont la cause est inconnue, s'est
déclaré, la nuit, dans les greniers de la maison de M. Cherrier,
manoeuvre. Le feu, qui a pris naissance dans du fourrage, a pu
être éteint après quelques heures d'efforts par les habitants de
la commune. Les pertes, couvertes par l'assurance, sont évaluées
à 2,500 fr.
15 mai 1894
Incendie. - Un incendie qui a éclaté pendant la nuit du 8 au 9
mai courant, à Ancerville, a détruit deux maisons situées à
l'extrémité du village, près du Chemin vicinal allant à
Mignéville. Tout ce qu'elles contenaient est devenu la proie des
flammes.
23 mai 1894
Mort accidentelle ? - Le sieur Thierry, au service de M.
Lambert, marchand de vins en gros à Marainviller, venait de
quitter le village de domjevin, marchant à côté d'une voiture
chargée. Comme il voulait monter sur le siège, le cheval fit un
mouvement brusque qui fit rouler le conducteur sous la voiture.
Une des roues lui passa sur le cou. Il eut la force de se
relever, de retourner à Domjevin dans une auberge, où il demanda
de l‘eau fraiche pour laver ses contusions. Il croyait n'avoir
éprouvé aucune lésion lorsque, au bout d'une demi-heure, il
expira subitement.
29 mai 1894
Blâmont. - Un petit hangar en bois, estimé 100 fr., et
appartenant à M. Dubois, charretier, a été détruit par un
incendie.
Ce hangar était situé dans le jardin du propriétaire.
On impute le sinistre à la malveillance d'une personne suspecte
qu'un garçon épicier a vu rôder autour de l'habitation.
12 juin 1894
LES PRÉTENDUS INSPIRATEURS DU PAPE
Après plusieurs jours de débats, le tribunal correctionnel de
Rome a condamné lundi à des peines variant de quinze à sept mois
de réclusion, quatre, escrocs, dont la soi-disant comtesse de
Saint Arnaud et le soi-disant duc de Bustelli qui sous le
couvert du projet fantastique de délivrer le Pape qu'ils
représentaient, comme prisonnier dans les souterrains du
Vatican, avaient escroqué 20,000 francs à deux Français dont un
abbé Xaë dupes tous les deux de la visionaire de Loigny. Nos
lecteurs n'ont pas oublié, cette affaire à laquelle une erreur
de nom, commise par la presse française, Montigny, au lieu de
Nonhigny, avait mêlé le vénérable curé de Montigny-les Metz.
EXPULSION DE DEUX FRANÇAIS.
Rome, 11 juin.
Le ministre de l'intérieur a signé un décret d'expulsion contre
M- Xaé, l'ancien curé de Nonhigny, et M. Glenard, notaire à
Loigny, pour avoir protesté d'une façon inconvenante contre le
jugement du tribunal de Rome, qui a récemment frappé de peines
diverses les auteurs de l'escroquerie connue sous le nom de : «
La séquestration du Pape. »
Les deux naïfs français, volés mais entêtés, croient toujours à
la réalité des fables dont ils ont été victimes et menacent de
la vengeance céleste le gouvernement italien.
17 juin 1894
Singulier retard. - M. S..., négociant à Blâmont, est venu à
Nancy, vendredi soir, pour rechercher un de ses employés qu'il
avait envoyé faire des encaissements se montant à 3,000 fr.
environ et qui n'était point rentré à Blâmont à l'heure
convenue.
M S..., qui a une grande confiance en son employé, craint qu'il
n'ait été victime d'un accident.
11 juillet 1894
Blâmont. - La ville de Blâmont, qui s'est fait remarquer dans
toutes les circonstances par son patriotisme, en a donné une
nouvelle preuve lorsqu'elle a eu connaissance de l'horrible
attentat commis sur la personne de M. le président de la
République.
La municipalité a immédiatement et directement adressé à Mme
Carnot un télégramme dans lequel elle lui exprimait, avec ses
regrets, ses sympathiques compliments de condoléance, pendant
qu'à tous les édifices publics et à la plupart des maisons, on
arborait des drapeaux en berne, entourés de crêpes.
Le dimanche suivant, au moment des funérailles du regretté M.
Carnot, toute la municipalité, tous les fonctionnaires portant
un crêpe en signe de deuil, accompagnés de la brigade de
gendarmerie, d'une délégation des préposés de la douane,
précédés de la musique municipale et des sapeurs-pompiers, se
rendaient en corps à un service célébré à l'église,
préalablement décoré de tentures et de trophées de drapeaux
cravatés de crêpe.
L'église était à peine assez grande pour contenir la foule émue
qui tenait à assister à cette imposante cérémonie.
12 août 1894
Manonviller. - M. Désandré, âgé de 33 ans, manoeuvre à Domjevin,
était occupé dans le fossé du fort de Manonviller à transporter
des pièces de bois que des ouvriers placés sur le talus jetaient
d'une hauteur de 7 mètres.
N'ayant pas entendu un avertissement donné, il ne se retira pas
à temps et reçut sur la tête une pièce dite « longrine. »
Transporté à son domicile, il reçut les soins du docteur Simon,
de Lunéville, qui, après avoir constaté une fracture du crâne,
l'a fait admettre à l'hôpital.
Igney. - Un commencement d'incendie s'est déclaré dans la maison
habitée par M. Célestin Conot, manoeuvre à Igney. M.Conot évalue
ses pertes à 600 fr.; elles ne sont pas assurées. Celles de la
propriétaire de l'immeuble, Mlle Marie La garde, atteignent 280
fr. et sont couvertes par une assurance.
La cause du sinistre est accidentelle.
22 août 1894
Igney. - Mme Chardin, femme du maire de la commune d'Igney
,remplissait sa lampe avec dû pétrole lorsque le liquide
s'enflamma et se répandit sur elle, lui faisant de graves
brûlures aux mains et aux genoux. Affolée, elle s'enfuit dans la
rue. Mme Chardin fut secourue par Mme Breten, qui lui arracha
les vêtements enflammés. L'état de la victime est assez
alarmant.
7 septembre 1894
Repaix. - Un cheval attelé à un tombereau s'est emporté sur le
chemin d'intérêt commun de Barbas à Blâmont. M. Jean-Pierre
Baudisson, âgé de 22 ans, préposé des douanes à Repaix, qui se
trouvait sur le véhicule, a été projeté sur le sol. La mort a
été instantanée.
M. René Aubry, conducteur du tombereau, qui a été également
projeté sur la chaussée, a été transportée à son domicile ; son
état est très grave.
25 octobre 1894
Vol de 200 francs. - M. Lucien Godchot, âgé de 40 ans, marchand
de chevaux à Blâmont, avait envoyé son domestique chez M. Désiré
Vourion, cultivateur à Ogéviller, lui remettant une lettre dans
laquelle il priait ce dernier de remettre à son domestique une
somme de 200 fr, à valoir sur le prix d'un cheval que lui avait
vendu M. Godchot.
M. Godchot ne voyant pas revenir son domestique, nommé Eugène
Jacquot, âgé de15 ans, originaire des Moriville, fut pris de
soupçons, et télégraphia à M. Vourion, qui lui répondit qu'il
avait remis les 200 fr. à Jacquot.
Comprenant alors qu'il avait été volé, il informa la gendarmerie
de Blâmont du préjudice qui lui était causé.
8 novembre 1894
Blâmont. - M. Pierreville, âgé de 18 ans, apprenti menuisier,
s'était rendu à la frontière avec plusieurs de ses camarades. A
son retour il fit la rencontre de Jacob Metzger, domestique â
Gogney, qui, étant légèrement pris de boisson, leur offrit des
cigares. Un des camarades de Pierreville lui prit le paquet de
cigares et se sauva. Metzger ayant couru à la poursuite de ce
jeune homme, M. Bertrand, âgé de 18 ans, soldat au 1er zouaves,
en congé chez ses parents, le poussa et le fit tomber au bas du
talus. M. Pierreville, pour s'amuser, tira plusieurs coups de
revolver. La gendarmerie a dressé procès-verbal à M. Perreville,
pour port d‘armes prohibé, et à M. Bertrand, pour violences.
13 novembre 1894
Rixe à Verdenal. - Une discussion s'est élevée, dans une
auberge, entre les sieurs Mulot frères, horlogers à Blâmont, et
les sieurs Vary, Michel et Mengin, de Verdenal. Tous sortirent
de l'établissement et des mots grossiers furent échangés, puis
on en vint aux coups.
Les frères Mulot, qui prétendent avoir été l'objet d'une
agression, sont allés se plaindre à la gendarmerie. De leur
côté, les sieurs Vary, Michel et Mengin nient avoir frappé les
sieurs Mulot.
Une enquête est ouverte à ce sujet.
23 novembre 1894
Acte de probité. - L'élève Gérardin, de l'école de Vého, âgé de
11 ans, a trouvé, dans la campagne, une montre qu'il a remise
aussitôt à son instituteur.
La montre avait été perdue par un sous-officier de cuirassiers
de Lunéville, qui a envoyé, à titre de récompense, une pièce de
5 fr. destinée à être placée à la caisse d'épargne au nom de
l'enfant ; ce dernier appartient à une famille indigente.
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