BLAMONT.INFO

Documents sur Blâmont (54) et le Blâmontois

 Présentation

 Documents

 Recherche

 Contact

 
 Plan du site
 Historique du site
 

Journal - La Presse du jour

 

Retour à la liste des textes - Classement chronologique et thématique

 


Presse - L'Espérance, courrier de Nancy - 1894
1841 1842 1843 1844 1845 1846 1847 1848 1849 1850 1851 1852
1853 1854 1855 1856 1857 1858 1859 1860 1861 1862 1863 1864
1865 1866 1867 1868 1869 1870 1871 1872 1873 1874 1875 1876
1877 1878 1879 1880 1881 1882 1883 1884 1885 1886 1887 1888
1889 1890 1891 1892 1893 1894 1895 1896 1897 1898    


4 février 1894
Vol à Vého. - Dimanche dernier, à leur rentrée de la messe, les époux Liotté, propriétaires à Vého, s'apercevaient qu'un vol venait d'être commis à leur préjudice.
Une somme de 200 fr., renfermée dans un tiroir, avait disparu. Les soupçons se portèrent aussitôt sur le nommé Charles Lhôte, âgé de 17 ans, domestique chez Mme Gérardin, propriétaire au même lieu.
Le signalement de cet individu fut envoyé à la gare d'Emberménil, et, quelques instants après, au moment de l'arrivée du train d'une heure neuf minutes, à la gare d'Igney-Avricourt, les gendarmes remarquaient un voyageur, dont le signalement correspondait à celui qui venait de leur être transmis par la gare d'Emberménil. Ils l'interpellèrent aussitôt.
Le voyageur déclara qu'il se nommait Charles Lhôte, domestique à Vého. Il avoua être l'auteur du vol commis au préjudice des époux Liotté.
Il s'était introduit dans la maison Liotté, où il s'était caché dans un cabinet jusqu'au moment où les habitants s'étaient rendus à la messe. Resté seul, il fouilla les meubles et y déroba 200 fr. qu'il gaspilla avec plusieurs autres individus.
Lhôte a été mis à la disposition du parquet de Lunéville.


7 mars 1894
Suicide d'un jeune homme. - On a retrouvé dans la Vezouze le cadavre de M. Carrier, de Domjevin, âgé de 24 ans, qui avait disparu il y a environ six semaines.
Le suicide de ce jeune homme est attribué à des chagrins de coeur.


21 mars 1894
Avricourt. - Une grande maison de Reims vient de louer de ce côté ci de la frontière les caves et logements d'un ex-marchand de vin en gros, pour un dépôt de fûts de « Vin de Champagne. » La mise en bouteilles se ferait ici afin d'éviter l'impôt énorme sur les vins en bouteilles et ne payer que celui des vins en fûts, de beaucoup moindre.


24 avril 1894
Blâmont. - Il paraît, dit un de nos confrères, que la taillanderie connue sous la raison sociale : Les fils de Mme Batelot, va cesser tout travail à brève échéance. Les propriétaires, dont M. d'Hausen, ont décidé qu'en l'état actuel, à moins de transformation de l'outillage, les bénéfices seraient trop minimes.
Les ouvriers seront donc congédiés les uns après les autres.


13 mai 1894
Reclonville. - Un incendie, dont la cause est inconnue, s'est déclaré, la nuit, dans les greniers de la maison de M. Cherrier, manoeuvre. Le feu, qui a pris naissance dans du fourrage, a pu être éteint après quelques heures d'efforts par les habitants de la commune. Les pertes, couvertes par l'assurance, sont évaluées à 2,500 fr.


15 mai 1894
Incendie. - Un incendie qui a éclaté pendant la nuit du 8 au 9 mai courant, à Ancerville, a détruit deux maisons situées à l'extrémité du village, près du Chemin vicinal allant à Mignéville. Tout ce qu'elles contenaient est devenu la proie des flammes.


23 mai 1894
Mort accidentelle ? - Le sieur Thierry, au service de M. Lambert, marchand de vins en gros à Marainviller, venait de quitter le village de domjevin, marchant à côté d'une voiture chargée. Comme il voulait monter sur le siège, le cheval fit un mouvement brusque qui fit rouler le conducteur sous la voiture. Une des roues lui passa sur le cou. Il eut la force de se relever, de retourner à Domjevin dans une auberge, où il demanda de l‘eau fraiche pour laver ses contusions. Il croyait n'avoir éprouvé aucune lésion lorsque, au bout d'une demi-heure, il expira subitement.


29 mai 1894
Blâmont. - Un petit hangar en bois, estimé 100 fr., et appartenant à M. Dubois, charretier, a été détruit par un incendie.
Ce hangar était situé dans le jardin du propriétaire.
On impute le sinistre à la malveillance d'une personne suspecte qu'un garçon épicier a vu rôder autour de l'habitation.


12 juin 1894
LES PRÉTENDUS INSPIRATEURS DU PAPE
Après plusieurs jours de débats, le tribunal correctionnel de Rome a condamné lundi à des peines variant de quinze à sept mois de réclusion, quatre, escrocs, dont la soi-disant comtesse de Saint Arnaud et le soi-disant duc de Bustelli qui sous le couvert du projet fantastique de délivrer le Pape qu'ils représentaient, comme prisonnier dans les souterrains du Vatican, avaient escroqué 20,000 francs à deux Français dont un abbé Xaë dupes tous les deux de la visionaire de Loigny. Nos lecteurs n'ont pas oublié, cette affaire à laquelle une erreur de nom, commise par la presse française, Montigny, au lieu de Nonhigny, avait mêlé le vénérable curé de Montigny-les Metz.

EXPULSION DE DEUX FRANÇAIS.
Rome, 11 juin.
Le ministre de l'intérieur a signé un décret d'expulsion contre M- Xaé, l'ancien curé de Nonhigny, et M. Glenard, notaire à Loigny, pour avoir protesté d'une façon inconvenante contre le jugement du tribunal de Rome, qui a récemment frappé de peines diverses les auteurs de l'escroquerie connue sous le nom de : « La séquestration du Pape. »
Les deux naïfs français, volés mais entêtés, croient toujours à la réalité des fables dont ils ont été victimes et menacent de la vengeance céleste le gouvernement italien.


17 juin 1894
Singulier retard. - M. S..., négociant à Blâmont, est venu à Nancy, vendredi soir, pour rechercher un de ses employés qu'il avait envoyé faire des encaissements se montant à 3,000 fr. environ et qui n'était point rentré à Blâmont à l'heure convenue.
M S..., qui a une grande confiance en son employé, craint qu'il n'ait été victime d'un accident.


11 juillet 1894
Blâmont. - La ville de Blâmont, qui s'est fait remarquer dans toutes les circonstances par son patriotisme, en a donné une nouvelle preuve lorsqu'elle a eu connaissance de l'horrible attentat commis sur la personne de M. le président de la République.
La municipalité a immédiatement et directement adressé à Mme Carnot un télégramme dans lequel elle lui exprimait, avec ses regrets, ses sympathiques compliments de condoléance, pendant qu'à tous les édifices publics et à la plupart des maisons, on arborait des drapeaux en berne, entourés de crêpes.
Le dimanche suivant, au moment des funérailles du regretté M. Carnot, toute la municipalité, tous les fonctionnaires portant un crêpe en signe de deuil, accompagnés de la brigade de gendarmerie, d'une délégation des préposés de la douane, précédés de la musique municipale et des sapeurs-pompiers, se rendaient en corps à un service célébré à l'église, préalablement décoré de tentures et de trophées de drapeaux cravatés de crêpe.
L'église était à peine assez grande pour contenir la foule émue qui tenait à assister à cette imposante cérémonie.


12 août 1894
Manonviller. - M. Désandré, âgé de 33 ans, manoeuvre à Domjevin, était occupé dans le fossé du fort de Manonviller à transporter des pièces de bois que des ouvriers placés sur le talus jetaient d'une hauteur de 7 mètres.
N'ayant pas entendu un avertissement donné, il ne se retira pas à temps et reçut sur la tête une pièce dite « longrine. »
Transporté à son domicile, il reçut les soins du docteur Simon, de Lunéville, qui, après avoir constaté une fracture du crâne, l'a fait admettre à l'hôpital.

Igney. - Un commencement d'incendie s'est déclaré dans la maison habitée par M. Célestin Conot, manoeuvre à Igney. M.Conot évalue ses pertes à 600 fr.; elles ne sont pas assurées. Celles de la propriétaire de l'immeuble, Mlle Marie La garde, atteignent 280 fr. et sont couvertes par une assurance.
La cause du sinistre est accidentelle.


22 août 1894
Igney. - Mme Chardin, femme du maire de la commune d'Igney ,remplissait sa lampe avec dû pétrole lorsque le liquide s'enflamma et se répandit sur elle, lui faisant de graves brûlures aux mains et aux genoux. Affolée, elle s'enfuit dans la rue. Mme Chardin fut secourue par Mme Breten, qui lui arracha les vêtements enflammés. L'état de la victime est assez alarmant.
 


7 septembre 1894
Repaix. - Un cheval attelé à un tombereau s'est emporté sur le chemin d'intérêt commun de Barbas à Blâmont. M. Jean-Pierre Baudisson, âgé de 22 ans, préposé des douanes à Repaix, qui se trouvait sur le véhicule, a été projeté sur le sol. La mort a été instantanée.
M. René Aubry, conducteur du tombereau, qui a été également projeté sur la chaussée, a été transportée à son domicile ; son état est très grave.


25 octobre 1894
Vol de 200 francs. - M. Lucien Godchot, âgé de 40 ans, marchand de chevaux à Blâmont, avait envoyé son domestique chez M. Désiré Vourion, cultivateur à Ogéviller, lui remettant une lettre dans laquelle il priait ce dernier de remettre à son domestique une somme de 200 fr, à valoir sur le prix d'un cheval que lui avait vendu M. Godchot.
M. Godchot ne voyant pas revenir son domestique, nommé Eugène Jacquot, âgé de15 ans, originaire des Moriville, fut pris de soupçons, et télégraphia à M. Vourion, qui lui répondit qu'il avait remis les 200 fr. à Jacquot.
Comprenant alors qu'il avait été volé, il informa la gendarmerie de Blâmont du préjudice qui lui était causé.


8 novembre 1894
Blâmont. - M. Pierreville, âgé de 18 ans, apprenti menuisier, s'était rendu à la frontière avec plusieurs de ses camarades. A son retour il fit la rencontre de Jacob Metzger, domestique â Gogney, qui, étant légèrement pris de boisson, leur offrit des cigares. Un des camarades de Pierreville lui prit le paquet de cigares et se sauva. Metzger ayant couru à la poursuite de ce jeune homme, M. Bertrand, âgé de 18 ans, soldat au 1er zouaves, en congé chez ses parents, le poussa et le fit tomber au bas du talus. M. Pierreville, pour s'amuser, tira plusieurs coups de revolver. La gendarmerie a dressé procès-verbal à M. Perreville, pour port d‘armes prohibé, et à M. Bertrand, pour violences.


13 novembre 1894
Rixe à Verdenal. - Une discussion s'est élevée, dans une auberge, entre les sieurs Mulot frères, horlogers à Blâmont, et les sieurs Vary, Michel et Mengin, de Verdenal. Tous sortirent de l'établissement et des mots grossiers furent échangés, puis on en vint aux coups.
Les frères Mulot, qui prétendent avoir été l'objet d'une agression, sont allés se plaindre à la gendarmerie. De leur côté, les sieurs Vary, Michel et Mengin nient avoir frappé les sieurs Mulot.
Une enquête est ouverte à ce sujet.


23 novembre 1894
Acte de probité. - L'élève Gérardin, de l'école de Vého, âgé de 11 ans, a trouvé, dans la campagne, une montre qu'il a remise aussitôt à son instituteur.
La montre avait été perdue par un sous-officier de cuirassiers de Lunéville, qui a envoyé, à titre de récompense, une pièce de 5 fr. destinée à être placée à la caisse d'épargne au nom de l'enfant ; ce dernier appartient à une famille indigente.
 

 

Mentions légales

 blamont.info - Hébergement : Amen.fr

 
Partagez : Facebook Twitter Google+ LinkedIn tumblr Pinterest Email