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Journal - La Presse du jour

 

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Presse - L'Espérance, courrier de Nancy - 1884
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9 janvier 1884
Le jeune Aubry, âgé de six ans, de Harbouey, eut l'imprudence, le 29 décembre, de remplir une lampe à pétrole au-dessus du feu d'un fourneau. Il renversa du liquide sur ses habits ; le feu prit à ceux-ci et, avant qu'on pût lui porter secours, l'enfant fut vivement brûlé. Le lendemain matin, il mourait au milieu d'horribles souffrances.


23 janvier 1884
Une somme de 70 fr. a été dérobée à Mme veuve Comte, aubergiste à Fremonville. L'auteur de ce vol est inconnu.


25 janvier 1884
Avricourt, 20 janvier. - Vendredi dernier, un wagon-lit du train express d'Orient (Paris-Vienne) a pris feu à la gare d'Avricourt. On a fait entrer les voyageurs dans un wagon voisin et le personnel du train a pu éteindre les flammes avec de l'eau prise à la locomotive. Il est fort heureux qu'on ait aperçu le feu pendant que le train stationnait à la gare.


29 janvier 1884
A Blamont, deux dames se sont un peu crêpé le chignon. Nos confrères racontent cela, comme si c'était chose rare qu'une bataille de ce genre !


2 février 1884
Un vol de 80 arbres fruitiers a été commis au préjudice de M. Colin, propriétaire à Barbas.
L'auteur de ce vol est inconnu.


24 février 1884
La gendarmerie de Badonviller vient d'arrêter à Halloville toute une famille de Bosniaques, qui avait pénétré en Meurthe-et-Moselle avec plusieurs ours.


1er mars 1884
Le feu a pris dans une forêt sise à Leintrey, appartenant à M. Jeanpierre, propriétaire au Sauvoy, commune de Maxéville.
Les pertes sont évaluées à 4 000 fr.


23 mars 1884
Un incendie considérable s'est déclaré, le 17 mars, dans la commune de Barbas. Une maison d'habitation, une cuisine, deux hangars, un atelier de construction et une scierie, appartenant à M. Bernard, mécanicien-ajusteur, ont été détruits.
Les causes de ce sinistre sont inconnues. Les pertes sont évaluées à 33,000 fr.


13 mars 1884
A son audience du 7 mars, le tribunal de Lunéville a rendu son jugement dans une affaire qui dure depuis fort longtemps et a mis en émoi tout le canton de Blâmont.
Le nommé Stingre, ancien notaire à Blâmont, a été condamné pour abus de confiance à 2 ans de prison et 500 fr. d'amende.
Le délinquant se trouvant à l'étranger a été condamné par défaut.


4 avril 1884
Dans la nuit du 29 au 30 mars, vers minuit, un incendie considérable s'est déclaré à Gogney.
Deux maisons contiguës ont été la proie des flammes, et complètement brûlées : La famille Perrin qui possédait et habitait l'une d'elles a failli périr et n'a rien sauvé, pas même des vêtements. Le feu avait pris, croit-on, dans la maison voisine qui était inhabitée.
La population, les pompiers de Gogney et de Foulcrey, tout le monde a fait bravement son devoir.


8 avril 1884
On écrit de Blâmont au Progrès, à la date du 4 avril, que le fermier de la ferme de Haut-Seille, commune de Leintrey, canton de Blâmont, a capturé il y a quelques jours cinq jeunes loups.


14 avril 1884
M. L'ABBÉ J.-P. GONDREXON.
La Semaine religieuse consacre au vénérable abbé J. P. Gondrexon, dont nous avons annoncé la mort, les lignes suivantes que nos lecteurs liront avec édification :
« Depuis bientôt six mois, M. Gondrexon était menacé du coup qui vient de le frapper. Pendant quelques jours, le mal dont il était atteint et qui ne pardonne guère, lui laissa quelque relâche, mais il le reprit avec plus de violence mercredi. L'état du malade devint tout à coup inquiétant. Le jeudi il ne pouvait plus dire la messe. Dans la nuit de vendredi à samedi, il demandait et recevait avec la résignation la plus édifiante les derniers sacrements. Quelques heures après il s'endormait paisiblement dans le Seigneur.
» Les obsèques du vénérable Supérieur ont eu lieu lundi. Quarante prêtres environ étaient venus rendre les derniers devoirs à celui qui les avait tant de fois accueillis avec une bonté et une simplicité toute patriarcale. Une députation des Frères de la Doctrine chrétienne représentait la Congrégation religieuse à laquelle il avait consacré la plus grande partie de sa vie. Toute la population d'Ognéville entourait le cercueil du bon curé dont les funérailles offraient le spectacle d'un véritable triomphe. M. Gondrexon méritait tous ces honneurs. Comme l'a fait remarquer, dans une allocution touchante, M. le doyen de Vézelise, depuis son ordination, 1836, jusqu'à sa dernière heure, M. Gondrexon, a été partout et toujours un modèle de foi vive, de charité généreuse, de zèle ardent. Le travail ordinaire du prêtre ne suffisait pas à son activité. Pendant neuf ans, il exerça en même temps les fonctions de vicaire à la paroisse et de professeur au collège de Blâmont. En 1848, il était curé de Repaix, sans cesser d'être professeur. Lorsqu'il devint curé d'Ognéville, il prit la direction des Frères de Vézelise. La manière dont il remplit cette nouvelle charge lui fit bientôt offrir le titre de Supérieur ecclésiastique de la Congrégation. Peu de temps après, il était nommé chanoine honoraire de la Cathédrale.
» Dans ces différents postes, M. Gondrexon s'est surtout distingué par l'intrépidité de son zèle. L'instruction des enfants était une de ses plus constantes préoccupations. Depuis qu'il n'est plus permis de parler religion à l'école, il les réunissait tous les jours, à la sacristie, et, pendant une heure, ayant d'offrir le saint sacrifice de la Messe, iI leur faisait le catéchisme. Jamais, ni la fatigue, ni la mauvaise saison ne lui firent abandonner cette oeuvre à laquelle il attachait une importance
capitale.
Après les enfants de la paroisse, les bons Frères étaient l'objet de sa vive sollicitude. Il aimait se trouver au milieu d'eux, à leur prêcher par l'exemp le et par sa Parole vibrante, énergique, l'obéissance, la piété, le dévouement et toutes les vertus religieuses. Ce ne fut point sans une profonde tristesse qu'il les vit quitter Vézelise et aller d'établir au Montet. Cette séparation laissa dans son coeur une blessure qui ébranla fortement sa brillante santé. Il essaya de trouver une distraction à sa peine, en fondant une oeuvre dont il avait souvent remarqué l'utilité. A la vue des nombreux domestiques qui trop souvent apportent dans les campagnes les vices et les habitudes les plus funestes, il lui vint en pensée de créer un orphelinat agricole, où se formeraient, pour le service des cultivateurs, des jeunes gens dociles, laborieux, honnêtes et pieux. L'entreprise dépassait ses forces : elle ne réussit pas. Ce fut une nouvelle épine qui lui déchira le cœur.
« Son ministère pastoral, toujours inspiré par un zèle plein d ardeur, ne lui procura pas non toutes les consolations qu'il méritait et que lui réservait sans doute le Seigneur dans un monde meilleur. Il est d'ailleurs si difficile de combattre les passions, de s attaquer aux vices sans être exposé à de cruelles représailles ! Mais qu'importe la malice des hommes à qui fait son devoir, consciencieusement, religieusement et pour Dieu ? C'est ainsi que le fit toujours le vénérable curé d'Ognéville. Aujourd'hui sans doute, il en est largement récompensé. »


24 mai 1884
Pendu. - M. Lhote, propriétaire à Ogéviller, a été trouvé pendu à une poutre de son grenier. On ignore les causes qui l'ont déterminé à se donner la mort.


7 juillet 1884
Le cadavre de M. Breton, manoeuvre à Foulcrey, a été trouvé, il y a quelques jours, dans la rivière, sur le territoire de Blâmont. M. Breton était étranger à la localité ; son identité n'a pu être constatée que grâce à des papiers presque illisibles qui se trouvaient dans ses poches.

M. Michel, vannier à Ogéviller, est tombé à bas d'un boeuf sur lequel il était monté en rentrant des champs. Il a succombé quelques instants après.


27 juillet 1884
Avricourt. - Dans la commune de Deutsch-Avricourt la rougeole et la fièvre scarlatine font, depuis quelque temps, tant de ravages parmi les enfants qu'on a dû fermer l'école. A Moussey, village voisin, les mêmes maladies règnent sur les enfants et les jeunes gens. Dix personnes sont mortes en huit jours, et plus de trente autres ont été atteintes. L'épidémie n'est que locale et on l'attribue à l'imprudence des habitants qui auraient mangé des poissons à demi-morts pêchés dans les étangs pendant les fortes chaleurs de la dernière quinzaine.


6 août 1884
En surveillant ces jours derniers une pièce de blé appartenant à la ferme de la Prise, sur le territoire d'Emberménil, un des gardiens tira sur un
sanglier que l'obscurité empêcha de suivre. Trois personnes se rendirent le lendemain sur la place et ne tardèrent pas à retrouver l'animal qui n'était que blessé à l'épaule et commençait à prendre sa course, quand le fermier, M. Esselin, lui sauta bravement sur le dos et saigna au couteau sa monture qui était un ragot de 75 kil.

L'école communale de Xousse vient d'être fermée pour quinze jours, en raison d'une épidémie de rougeole, qui sévit sur les enfants de cette commune.


8 août 1884
Les élèves de l'école de Vaucourt ont détruit, cette année, 69,700 hannetons ;

20 août 1884
Une montre en argent estimée 58 fr. a été volée au sieur Mercier, propriétaire à Blémerey. L'auteur de ce vol est inconnu.


23 octobre 1884
Tamponnement. - Dimanche, 19 octobre, le train quittant Avricourt à 8 h. 35 du matin et se dirigeant sur Cirey, a tamponné, entre les stations de Gogney et Foulcrey, à la hauteur du kilomètre 400, un cheval qui suivait la voie.
Le mécanicien n'a pu arrêter à temps la machine et le cheval a été littéralement broyé. Fort heureusement, il n'y a pas eu déraillement. Trois
autres chevaux, qui suivaient aussi la voie, ont pu s'échapper à temps.


25 octobre 1884
Vol. - M. Masson, homme d'équipe au chemin de fer, à Igney, a été attaqué, le 20 octobre, par plusieurs jeunes gens de Blâmont qui lui ont enlevé sa montre ; il n'a pu donner aucune indication sur les auteurs du vol.


8 novembre 1884
M. Gérardin, marchand de vin à Ancerviller, canton de Blâmont, revenait dernièrement (1er novembre) de voyage, lorsqu'arrivé près dudit village d'Ancerviller, ses chevaux s'emportèrent. Ayant voulu descendre de voiture, M. Gérardin fut pris dans les guides et tomba sous les roues de sa voiture.
C'est en vain, ajoute la Dépêche, que les premiers secours lui furent donnés: la colonne vertébrale était cassée et quelques heures après il expirait chez lui dans d'atroces souffrances.


20 novembre 1884
M. Carier, de Domjevin, a reçu un coup de pied de cheval qui lui a cassé la jambe.


8 décembre 1884
Un vol de vin et de bouteilles, estimé 100 fr., à été commis, le 3 décembre, au préjudice de Mme veuve Leroy, demeurant à Herbéviller. L'auteur est inconnu.


18 décembre 1884
Dépenses scolaires. - On écrit d'Avricourt à la Meurthe :
« Monsieur le Rédacteur,
» L'information que j'ai l'honneur de vous communiquer mérite, je crois, l'honneur de la publicité.
» Le croirait-on?
» On vient de dépenser soixante mille francs pour la construction d'un groupe scolaire à la gare d'Igney-Avricourt ; et lorsqu'il s'est agi d'installer les directrices de l'école de filles et de l'école enfantine, on a été obligé de louer un appartement en dehors des bâtiments scolaires pour loger cette dernière!
» Ne devrait-on pas décerner les palmes académiques à l'architecte qui, avec soixante mille francs, ne trouve pas le moyen de loger trois ménages, tandis que, pour trente mille francs, le département a fait construire vis-à-vis une caserne de gendarmerie dans laquelle cinq gendarmes mariés se trouvent convenablement logés ?
» Un conseiller municipal d'Igney, J. P. »


28 décembre 1884
Nécrologies. - Nous apprenons avec le plus vif regret la mort de M. l'abbé Robinet, curé de Leintrey, depuis 1856, pieusement décédé, à l'âge de 62 ans, dans la nuit du 25 au 26 décembre, après une courte maladie. Le service funèbre du regretté défunt sera célébré à Leintrey le lundi 29 décembre, à 10 heures du matin.
M. l'abbé Robinet faisait partie de l'Association de prières.

 

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